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16/08/2013

Description de mon handicap

Qu'est-ce que l'Infirmité Motrice Cérébrale ?

Ce sont des lésions précoces du cerveau survenues avant la maturation du système nerveux central ; principalement avant, pendant la naissance ou avant l'âge de deux ans. L'IMC n'est pas une pathologie évolutive ou héréditaire. Cependant, il arrive fréquemment que des troubles orthopédiques fassent évoluer le handicap moteur de manière péjorative. A l'atteinte motrice, des troubles des fonctions supérieures (troubles praxiques, de l'attention ou de la mémoire) peuvent venir s'y associés.

Comment s'en aperçoit-on ?

Les premiers signes sont des difficultés dans le développement de la motricité. L'enfant ne tient pas sa tête, ne peut pas ramper en s'aidant des membres inférieurs, tarde à se tenir assis seul, n'utilise qu'une seule main. Dans la suite du développement, d'autres signes évoquant un contrôle moteur anormal vont apparaître : membres inférieurs raides, une main toujours fermée, une tenue du tronc asymétrique. Néanmoins, l'enfant témoigne d'une intelligence normale. Il a une compréhension des situations et manifeste un intérêt pour des jeux de son âge.

Que dit le tableau clinique ?

Les troubles dépendent de la localisation et de l'étendue des lésions. Les troubles moteurs sont complexes (difficultés à commander le mouvement, à l'organiser et à le contrôler, faiblesse musculaire et raideur). Des "troubles associés" au trouble moteur peuvent entraîner des difficultés d'apprentissage supplémentaires. Les apprentissages moteurs peuvent être retardés par des troubles de l'intégration sensorielle, une mauvaise évaluation du mouvement de l'articulation. Les troubles du regard interviennent aussi dans les difficultés d'acquisition motrice. Certaines étapes du processus cognitif ne sont pas épargnées malgré l'intelligence normale [difficultés d'organisation du mouvement {dyspraxie), difficultés dans le repérage des données spatiales {apraxie visuo-constructive), difficultés dans l'analyse des images ou des objets non dues à des problèmes d'acuité visuelle {agnosie visuelle)]. Les tableaux cliniques d'IMC varient suivant les lésions. On parle de Diplégie spastique ou "maladie de Little", de Paraplégie, de Triplégie, de Tétraplégie (ou quadriplégie), d'hémiplégie cérébrale infantile, de Monoplégie où d'Athétose.

Qu'elles sont les causes de l'IMC ?

L'IMC est due à des lésions cérébrales secondaires à un trouble circulatoire provoquant une diminution ou un arrêt de l'apport de sang ou à une hémorragie. Les lésions se trouvent au niveau du cortex cérébral pour un enfant à terme et autour des ventricules cérébraux chez le prématuré. Les causes peuvent survenir avant la naissance (anténatales), pendant l'accouchement ou dans les premiers moments de la naissance (néonatales), pendant les deux premières années de la vie (postnatales). Les causes anténatales peuvent être : un accident vasculaire cérébral ou une malformation cérébrale. Les causes néonatales peuvent être : une prématurité, une ictère nucléaire ou une souffrance néonatale. Les causes postnatales peuvent être : une infection, un traumatisme, un traitement de tumeur, une maladie métabolique.

Comment évolue-t-elle ?

Le terme d'IMC s'applique à une lésion cérébrale qui n'évolue pas. Toutefois, cette lésion étant survenue sur un cerveau en pleine maturation, le développement de l'enfant va se trouver entravé ; avec des conséquences sur les possibilités de contrôle moteur, l'appareil orthopédique, les capacités d'apprentissages scolaires, l'équilibre psychoaffectif. Les capacités doivent donc faire l'objet d'une évaluation régulière. La prise en charge doit être précoce et doit se faire en collaboration entre les rééducateurs et les parents afin de développer chez l'enfant une autonomie maximale.

Quelles prises en charge peuvent être mises en place ?

Un suivi médical ; Des rééducations (Ergothérapie, Kinésithérapie, Orthophonie, Psychomotricité, Orthoptie) ; Un suivi de l'appareillage ; Un suivi éducatif ; Un suivi psychologique et un suivi social.

Quelques exemples de rééducation : Guider le mouvement par une aide extérieure ; permettre à l'enfant d'intégrer le mouvement voire de l'automatiser pour qu'il puisse le déclencher lui-même ; stimuler les capacités de redressement postural ; guider peu à peu l'enfant vers la locomotion ; veiller à la bonne tenue posturale du tronc ; prise en charge des troubles de la motricité bucco faciale ("bavage", déglutition, mastication) ; apprentissage de la propreté et respect de l'intimité ; l'intégration scolaire ; prise en charge de troubles comme la dépression, l'agressivité ou l'instabilité.

Comment vivre avec ?

L'éducation motrice de ces enfants se fait au quotidien au travers du jeu, de l'habillage, de la toilette, des façons de le positionner ou de le porter. L'autonomie peut être améliorée par des aides techniques, mais c'est surtout la façon de le guider qui va la développer.

Lors de déplacement et lorsque l'enfant a très peu d'autonomie, on est amené à le porter très souvent. Il faut alors veiller à détendre l'enfant au maximum par des manoeuvres d'enroulement global du corps. Certaines manoeuvres peuvent faciliter la marche soutenue. Pour changer l'enfant de position, il est primordial que la personne qui le porte ait confiance et assurance afin que l'enfant ne sursaute ou ne réagisse pas trop vivement à ces stimulations. Lors des repas, les fausses routes peuvent être évitées en maintenant la nuque de l'enfant pour qu'elle ne parte pas en hyper extension (en arrière). La fermeture de la bouche est guidée par le majeur et l'index sur chaque lèvre, la déglutition est stimulée par un doigt sous le menton qui contrôle la vidange du bol alimentaire. Lors du jeu, l'initiative motrice de l'enfant doit être favorisée par un positionnement qui lui permette cette liberté. L'installation dans un siège moulé en adduction assure sa stabilité et libère ses membres supérieurs. Au sol, une installation à genoux dressés ou à cheval sur un boudin est préconisé. Lors de la toilette, l'habillage est facilité en initiant le mouvement du bras par une rotation externe en le maintenant par le coude, puis extension du poignet. Cette préparation facilite la détente et l'abduction du pouce. La raideur des membres inférieurs peut aussi être vaincue par des manoeuvres de détente. Au moment du bain, les stimulations de l'eau et des massages lui apportent une idée plus riche de son corps et permet des expériences motrices. Sur le pot, l'enfant doit avoir les pieds bien posés au sol afin de ressentir un sentiment de sécurité.

17:04 Écrit par La Présidente | Commentaires (0)